Ecrire une « nouvelle page de la francophonie », loin du passé colonial : Emmanuel Macron présentera ce mardi 20 mars un « plan d’ensemble » visant à promouvoir le français dans le monde, en particulier en Afrique, locomotive de l’actuelle explosion du nombre de francophones. Le président français a choisi de s’exprimer en cette journée de la langue française depuis un lieu hautement symbolique : l’Académie française, créée en 1635 pour normaliser et perfectionner la langue française.

Le discours est censé être fondateur. Rien que le lieu choisi pour le prononcer est historique : l’Académie française. C’est la première fois qu’un président en exercice s’exprimera sous la coupole. Il le fera devant les Immortels, mais également devant quelque 300 jeunes, lycéens ou étudiants venus de tous les continents.

Emmanuel Macron entend redonner à la langue française sa place et son rôle dans le monde, tout en reconnaissant que la France n’est plus la seule propriétaire de sa langue. Les démographes prédisent d’ailleurs que le français devrait être en 2050 et avec 700 millions de locuteurs, principalement en Afrique, la troisième langue la plus parlée au monde.

Mais l’Elysée insiste sur la vision ouverte, positive, décomplexée et non offensive de l’approche présidentielle. Développer le français passe par le plurilinguisme. Une façon de répondre aux critiques de certains intellectuels, notamment l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou voyant dans la francophonie la persistance d’une conception néocoloniale.

Emmanuel Macron devrait détailler une trentaine de mesures articulées autour de trois axes : l’apprentissage du français, et notamment le soutien aux systèmes éducatifs des pays francophones, notamment en Côte d’Ivoire, Sénégal et Burkina Faso, la communication, mais aussi la création.

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